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Exhibition – 80 miles to Atlantis

Exhibition – 80 miles to Atlantis

Imane DJAMIL

Imane DJAMIL

7 Janvier- 7 Mars / 7 January - 7 March

Atlantide Km 130 / 80 Miles to Atlantis

7 Janvier- 7 Mars / January 7th- March 7th

 

FR/ 

La rencontre de Imane Djamil avec la ville de Tarfaya s’est faite à l’âge de 16 ans alors que l’artiste reliait Casablanca à Dakhla pour des besoins professionnels. La rencontre avec cette enclave, au bord de mer fantomatique, a été décisive pour l’artiste, et lui a par ailleurs révélé l’histoire du Sahara. Anciennement occupée par l’Espagne, et ayant connu une présence Britannique au 19e siècle, Tarfaya vit au rythme de son activité portuaire et de ses ruines. Parmi elles, la Casa del Mar, une forteresse au milieu de l’océan ayant servi comme comptoir commercial au 19e et comme prison sous l’occupation espagnole. Dans une série de photographies et performances, Imane Djamil réinterprète la figure de la Casa del Mar: érigée comme une plaie sur un corps en référence à son passé violent, la forteresse, recouverte par le sel de l’océan devient une cicatrice apprivoisée par le corps, qui la porte désormais comme un patrimoine. Un patrimoine dont il faut, néanmoins, se soucier, l’océan le menant paradoxalement vers sa mort. 

Dans Atlantis Km 130, seconde partie de son travail autour de la ville de Tarfaya, Imane démystifie et donne chair à ce tableau imaginaire dépeint dans ses premières photographies. Elle travaille étroitement avec une bande d’amis nés parmi les ruines, à la recherche d’un temps perdu qui leur échappe, si ce n’est par le biais d’histoires familiales, ou d’une histoire plus globale, fantasmée sur fond de nostalgie. Ensemble, ils tendent à voir la désuétude comme une cour de récréation et la ruine comme un élément à reconquérir le temps d’une collaboration. 

 

EN/

Imane Djamil’s encounter dates back to when the artist was 16, connecting Casablanca to Dakhla for professional needs. The encounter with this ghost town was quite decisive for the artist, and definitely got her interested in the history of the Sahara. Formerly occupied by Spain in the 20th century,  and having known a brief British presence in the 19th century, Tarfaya lives to its port activity and its ruins. Among them is the Casa del Mar, a fortress in the middle of the ocean that served as a trading post in the 19th century and as a prison under Spanish occupation. In a series of photographs and performances, Imane Djamil reinterpreted the figure of the Casa del Mar: erected like a wound on a body in reference to its violent past, the fortress, covered by the salt of the ocean becomes a scar tamed by the body, which now carries it as cultural heritage. A heritage that must, however, be taken care of since the ocean that symbolically heals it, paradoxically leads it to its death.

In 80 Miles to Atlantis, the second part of her work around the city of Tarfaya, Imane demystifies and fleshes out the former metaphor by working closely with a group of friends born among the ruins, in search for a long lost time they haven’t known, if not through family stories, or a more global history, fantasized from a nostalgia view-point. Together, they reinvest desolation as a playground and the ruin as an element to reclaim the span of a collaboration. 

 

ARTIST OF THE EXHIBITION