EXHIBITION

AU BORD DE L'OMBRE

Béchir Boussandel

Tout corps traine son ombre et tout esprit son doute. Et c’est dans le doute que l’artiste franco-tunisien Béchir Boussandel nous livre dans l’exposition « Au bord de l’ombre » le simulacre d’une quotidienneté, l’imbroglio d’une réalité en perte de sens et la vision d’un ordinaire pas si ordinaire ou l’ombre trompe l’œil et l’esprit.

Dans une palette sonore et enveloppante, objets et personnages se parlent dans un faux dialogue. Là où le mouvement est banni, la figure est isolée. Encerclée par un halo de lumière, elle est ancrée dans une surface abstraite. Si dans ses toiles Bechir ne respecte ni les dimensions ni les échelles vraisemblables, c’est parce qu’il ne décrit aucune réalité. Ne se porte garant d’aucune vérité.

Il s’y passe autre chose … un questionnement d’une autre nature. Oui c’est ça, il ne conte pas d’histoires, mais raconte la manière dont elles ne se disent pas. Porte-parole de ce qui est presque un récit, ces toiles se donnent en ne nous promettant aucune finitude. Un homme erre, il est de dos. Et porte un sac. Son ombre nous oriente et désoriente notre perception lorsqu’au-dessus de la figure, flotte une feuille aux dimensions fantasmagoriques. Un chien se tenant droit face à une coupelle cuivrée d’une même taille, un cheval portant un bloc de béton, une volée de sacs de plastique. Ici et là, clichés et objets banalisés, décrits méticuleusement et tout droit sortis d’un inconscient raisonné et irrationnel, lévitent dans un espace alternant profondeur et surfaces.

L’artiste fait subtilement jouer la similitude contre la ressemblance. Ce que l’on voit n’est pas toujours ce que l’on croit que c’est. Se dévoile ainsi une peinture à mi-chemin entre visible et invisible, entre abstraction et figuration. Et ce qui nous retient dans ce jeu autour du doute, c’est bien cette vitalité. Aussi sobre qu’exaltante. Nous y sommes. Nous sommes emportés.

Arrêt dans le temps ou le temps d’un arrêt ?

Des toiles écrites mais qui nous parlent sans discours ?

L’œil doute jusqu’au bout … et l’esprit y est malmené.

Béchir est cet artiste, qui immergé dans cette chair du monde, s’élance. Il se projette, puis se rejette.

Et entre temps, il sème du sublime.

-Aida Omary, critique d’art

Tout corps traine son ombre et tout esprit son doute. Et c’est dans le doute que l’artiste franco-tunisien Béchir Boussandel nous livre dans l’exposition « Au bord de l’ombre » le simulacre d’une quotidienneté, l’imbroglio d’une réalité en perte de sens et la vision d’un ordinaire pas si ordinaire ou l’ombre trompe l’œil et l’esprit.

Dans une palette sonore et enveloppante, objets et personnages se parlent dans un faux dialogue. Là où le mouvement est banni, la figure est isolée. Encerclée par un halo de lumière, elle est ancrée dans une surface abstraite. Si dans ses toiles Bechir ne respecte ni les dimensions ni les échelles vraisemblables, c’est parce qu’il ne décrit aucune réalité. Ne se porte garant d’aucune vérité.

Il s’y passe autre chose … un questionnement d’une autre nature. Oui c’est ça, il ne conte pas d’histoires, mais raconte la manière dont elles ne se disent pas. Porte-parole de ce qui est presque un récit, ces toiles se donnent en ne nous promettant aucune finitude. Un homme erre, il est de dos. Et porte un sac. Son ombre nous oriente et désoriente notre perception lorsqu’au-dessus de la figure, flotte une feuille aux dimensions fantasmagoriques. Un chien se tenant droit face à une coupelle cuivrée d’une même taille, un cheval portant un bloc de béton, une volée de sacs de plastique. Ici et là, clichés et objets banalisés, décrits méticuleusement et tout droit sortis d’un inconscient raisonné et irrationnel, lévitent dans un espace alternant profondeur et surfaces.

L’artiste fait subtilement jouer la similitude contre la ressemblance. Ce que l’on voit n’est pas toujours ce que l’on croit que c’est. Se dévoile ainsi une peinture à mi-chemin entre visible et invisible, entre abstraction et figuration. Et ce qui nous retient dans ce jeu autour du doute, c’est bien cette vitalité. Aussi sobre qu’exaltante. Nous y sommes. Nous sommes emportés.

Arrêt dans le temps ou le temps d’un arrêt ?

Des toiles écrites mais qui nous parlent sans discours ?

L’œil doute jusqu’au bout … et l’esprit y est malmené.

Béchir est cet artiste, qui immergé dans cette chair du monde, s’élance. Il se projette, puis se rejette.

Et entre temps, il sème du sublime.

-Aida Omary, critique d’art

ARTIST OF THE EXHIBITION