Exhibition

Le Monde En Carton

RACHID L'MOUDDENE

« L’art environnemental peut se présenter comme une synthèse esthétique traduisant une volonté de “réparer” symboliquement l’environnement […]Il engage, alors, non seulement
l’expérience esthétique singulière et individuelle, mais aussi le jugement”

-Blanc et Lolive (2009).

Rachid L’moudden est d’abord un artiste plasticien. Un orfèvre de la matière. Si son matériau fétiche est le carton depuis quelques années, L’moudden s’est régulièrement réinventé, refusant de s’arrêter à un style unique. Oeuvres d’art éphémères, installations et peintures ont été ses champs formels de recherche. Ses oeuvres ont notamment été remarquées à l’exposition “Objet publicitaire non identifié” à la Villa des Arts de Casablanca (2001), ou encore à l’arthothèque de Schiedam en Hollande (2001), lors de l’exposition “Sans motif apparent” (2001).


Une commande, a agit pour lui comme un tournant. Une photographe de renom, lui demande de concevoir un grand meuble de rangement, pour y répertorier son travail et sa documentation. Rachid L’moudden plonge alors dans un matériau dont il est intimement familier, qui agite alors toute la densité de ses souvenirs d’enfance. Fils d’un imprimeur, il était régulièrement plongé dans les chutes de papier, dans l’odeur du carton et dans ses multiples formes finies ou disloquées, qu’il commençait alors à manipuler. Il développe une
pratique minutieuse, patiente, soucieuse du détail et conçoit progressivement des oeuvres de design originales. Ses productions en carton s’exposent depuis à la biennale internationale du design à Saint Etienne (2006), au Maroc Design (2006), au Centre Panafricain d’Alger (“Manières de vivre africaines” (2009)), pour ne citer que ceux-ci.


La première exposition du C.D.A est aussi la première entièrement consacrée aux travaux de Rachid L’moudden au Maroc. Il y explore une frontière délicate. Les oeuvres y sont à l’intersection entre le travail plastique pointilleux du carton ondulé et un positionnement affirmé dans la lignée de “l’Art Écologique”.
Les objets de Rachid L’moudden sont en effet des manifestes écologiques, qui font irruption dans le panorama visuel de nos espaces de vie, mais aussi des objets obéissant à une poétique intérieure et concentrent un pouvoir évocateur. Nous nous souvenons par exemple de “Hommage à Brahim et Naïma”, une pièce constituée de deux grands meubles en carton exposés au Maroc Design en 2006, dont le petit porte le nom du père L’moudden, et l’autre, plus grand celui de la mère de l’artiste, mimant la stature de ses deux personnages. Les objets de L’moudden sont ainsi animés d’une imagination toute intime, en même temps qu’ils se font ambassadeurs de procédés de fabrication respectueux de la Nature.


La proposition de Rachid L’moudden est donc celle d’un ouvreur de voie. Il nous invite à son laboratoire d’expérimentations, dans lequel l’objet est conçu comme une pièce non seulement animée de sens, mais ambassadrice d’un mode de production durable. Conscient qu’une oeuvre d’art ne change pas le monde, L’moudden propose donc de faire de ses objets des médiateurs, qui à travers l’expérience de leur usage, tout comme leur expérience visuelle, suscitent une réflexion politique, sur les circuits de fabrication des objets et sur nos pratiquesde consommation.

« L’art environnemental peut se présenter comme une synthèse esthétique traduisant une volonté de “réparer” symboliquement l’environnement […]Il engage, alors, non seulement
l’expérience esthétique singulière et individuelle, mais aussi le jugement”

-Blanc et Lolive (2009).

Rachid L’moudden est d’abord un artiste plasticien. Un orfèvre de la matière. Si son matériau fétiche est le carton depuis quelques années, L’moudden s’est régulièrement réinventé, refusant de s’arrêter à un style unique. Oeuvres d’art éphémères, installations et peintures ont été ses champs formels de recherche. Ses oeuvres ont notamment été remarquées à l’exposition “Objet publicitaire non identifié” à la Villa des Arts de Casablanca (2001), ou encore à l’arthothèque de Schiedam en Hollande (2001), lors de l’exposition “Sans motif apparent” (2001).


Une commande, a agit pour lui comme un tournant. Une photographe de renom, lui demande de concevoir un grand meuble de rangement, pour y répertorier son travail et sa documentation. Rachid L’moudden plonge alors dans un matériau dont il est intimement familier, qui agite alors toute la densité de ses souvenirs d’enfance. Fils d’un imprimeur, il était régulièrement plongé dans les chutes de papier, dans l’odeur du carton et dans ses multiples formes finies ou disloquées, qu’il commençait alors à manipuler. Il développe une
pratique minutieuse, patiente, soucieuse du détail et conçoit progressivement des oeuvres de design originales. Ses productions en carton s’exposent depuis à la biennale internationale du design à Saint Etienne (2006), au Maroc Design (2006), au Centre Panafricain d’Alger (“Manières de vivre africaines” (2009)), pour ne citer que ceux-ci.


La première exposition du C.D.A est aussi la première entièrement consacrée aux travaux de Rachid L’moudden au Maroc. Il y explore une frontière délicate. Les oeuvres y sont à l’intersection entre le travail plastique pointilleux du carton ondulé et un positionnement affirmé dans la lignée de “l’Art Écologique”.
Les objets de Rachid L’moudden sont en effet des manifestes écologiques, qui font irruption dans le panorama visuel de nos espaces de vie, mais aussi des objets obéissant à une poétique intérieure et concentrent un pouvoir évocateur. Nous nous souvenons par exemple de “Hommage à Brahim et Naïma”, une pièce constituée de deux grands meubles en carton exposés au Maroc Design en 2006, dont le petit porte le nom du père L’moudden, et l’autre, plus grand celui de la mère de l’artiste, mimant la stature de ses deux personnages. Les objets de L’moudden sont ainsi animés d’une imagination toute intime, en même temps qu’ils se font ambassadeurs de procédés de fabrication respectueux de la Nature.


La proposition de Rachid L’moudden est donc celle d’un ouvreur de voie. Il nous invite à son laboratoire d’expérimentations, dans lequel l’objet est conçu comme une pièce non seulement animée de sens, mais ambassadrice d’un mode de production durable. Conscient qu’une oeuvre d’art ne change pas le monde, L’moudden propose donc de faire de ses objets des médiateurs, qui à travers l’expérience de leur usage, tout comme leur expérience visuelle, suscitent une réflexion politique, sur les circuits de fabrication des objets et sur nos pratiquesde consommation.

ARTIST OF THE EXHIBITION

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