Rencontre autour de l’oeuvre de Mohamed ZefZaf

Mohammed Zefzaf est un écrivain marocain majeur, né en 1943 à Souq Larb’a et mort en 2001 à Casablanca. Son œuvre est prolifique : poèmes, nouvelles et romans se racontent “tout près”, et “tout contre” les marges de sa ville d’adoption.C.D.A vous invite à vous réunir autour de la matière vivante de ses récits. C’est à dire, autour du récit des ordinaires, du marasme de leurs haines et de leurs désirs, de leurs négociations avec le quotidien, et avec le pain quotidien, ainsi qu’avec la violence et l’oppression qu’ils endurent ou à laquelle ils entreprennent de résister.

La série de traductions des romans de cet écrivain, entreprise par Virgule Editions, mettent la lumière sur l’intérêt crucial de lire et relire cet auteur aujourd’hui, tout comme elles élargissent le champ de ses lecteurs et participent à le situer dans le patrimoine littéraire mondial. 

L’objet de cette rencontre ne sera pas tant de formuler seulement un hommage élogieux à l’homme -qui le mérite sans aucun doute- mais de faire raisonner son œuvre avec les problèmes posés à la littérature, ainsi qu’à la traduction contemporaines. Le débat sera donc ouvert, et nous engagerons la discussion sur ce que l’art d’écrire de Zefzaf provoque lorsque mis en résonance avec ce que la littérature marocaine prend en charge de représenter aujourd’hui. De cela Zefzaf avait une vision lucide, qu’il formulait ainsi pour provoquer ses successeurs :

 “Écrire c’est une responsabilité, cette génération d’expérimentation, je ne la comprends pas: Ils écrivent des hallucinations incompréhensibles. L’écriture est le fruit d’une lecture profonde, et du contact avec la vie. L’écrivain doit voyager, voir le monde, côtoyer les gens, écouter leurs douleurs et leurs problèmes, et c’est à ce moment qu’il se met à écrire.”

(Interview en arabe réalisée par Abdelhamid Chakib – Littihad Lichtiraki – 1er septembre 1995.) 

Pour animer cette rencontre, nous aurons l’honneur d’accueillir :

– Rachid Khaless, Romancier, et éditeur à Virgule éditions.
–  Kenza Sefrioui, critique littéraire.


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